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#aChaqueHandicapSaSolution

Malika

Travailleuse à L'ESAT de Vitry-sur-Seine
Bonjour Malika, racontez-nous votre parcours professionnel.

J’ai commencé à travailler dès l’âge 16 ans en marge de mes études de comptabilité. Je vendais des peluches en porte à porte. J’ai loupé mon bac professionnel de 3 points et j’ai alors choisi un emploi de femme de chambre dans une clinique jusqu’à mes 20 ans. J’ai ensuite été vendeuse en boulangerie pendant quelques mois avant de trouver un travail de serveuse dans un restaurant. Puis la dépression est arrivée l’année de mes 24 ans et j’ai donc été contrainte d’arrêter.

Comment avez-vous connu la Fondation des Amis de l’Atelier ?

C’est l’assistante sociale du foyer où je vis qui m’en a parlé. J’avais fait 3 ESAT auparavant, mais je pense que je n’étais pas prête. J’étais à la cuisine mais je n’étais pas encore bien dans ma tête, trop fragile. Arrivée à l’ESAT de Vitry, j’ai trouvé cela génial ! Les gens sont super sympas, ils vous acceptent comme vous êtes et ne vous mettent pas la pression. Je viens avec le sourire. Certains matins sont plus difficiles que d’autres mais je sens qu’on compte sur moi, qu’on m’attend, alors ça me motive. C’est vraiment un bel ESAT. On m’a beaucoup aidé à faire face à la maladie. On me répète que si je vais mieux aujourd’hui c’est grâce à moi, mais je pense que c’est un travail qu’on a fait ensemble. Sans le regard de l’autre on n’est rien. À l’ESAT, je me suis bien intégrée à tous les niveaux autant psychologiques que professionnels. J’ai beaucoup appris, sur moi, sur les autres. Je ne retiens que du positif malgré quelques moments difficiles. Mais les épreuves m’ont appris à positiver.
La maladie m’a fait comprendre beaucoup de choses. J’ai évoluée sans elle pendant des années, je sais ce que c’est d’être en pleine santé. Il faut se donner les moyens pour retrouver ses capacités d’écoute de l’autre. Se dire qu’on n’est pas seul, qu’on vit tous avec notre sensibilité, notre fragilité.

Quel est votre poste à l’ESAT de Vitry-sur-Seine ?

Je travaille à la blanchisserie et à l’accueil de l’ESAT. J’aime les deux, c’est un bon équilibre. J’aime le côté dynamique de la blanchisserie et le contact avec les gens que m’apporte l’accueil. Avec les moniteurs et les autres travailleurs il y a un bon esprit d’équipe, on forme une vraie unité. Dans mon travail, j’aime me donner des objectifs et j’aime également qu’on m’en donne. Cela me permet d’évaluer mes capacités et de voir jusqu’où je peux aller. Mais pour moi, le plus important, c’est l’échange : J’aime les gens, j’aime le partage !

Vous avez participé au Duoday*, racontez-nous cette expérience.

J’ai travaillé en binôme pendant une journée au standard de la Direction Départementale de la Cohésion Sociale à Créteil. Ça s’est super bien passé ! Cela m’a permis de mieux me connaître et de mieux connaître les autres. J’ai (re)découvert le milieu ordinaire et je m’y suis sentie à l’aise. Les gens étaient très gentils, très souriants et surtout ils ne me jugeaient pas. Mon expérience de l’accueil m’a permis de mettre en œuvre ce que j’avais déjà appris et d’apprendre de nouvelles choses. Ils m’ont même proposé de faire un stage de deux semaines chez eux et j’ai accepté. Ce fut une belle expérience. Pendant le stage, je devais être en binôme avec Madeleine, la titulaire du poste, mais après deux jours il y a eu un imprévu et elle a dû s’absenter. J’ai ainsi fait mon stage en autonomie avec le soutien d’autres collègues. Ils m’ont fait confiance alors je me suis dit : « j’ai intérêt à assurer ! ». Je me suis sentie valorisée et confortée dans mes compétences. Ils m’ont transmis une vision opposée de celle que je m’imaginais du milieu ordinaire : je m’attendais à un milieu froid et stressant et j’ai finalement rencontré des gens très chaleureux et accueillants. Ils m’ont beaucoup suivie, on ne m’a pas lâchée dans la nature. Ils ne m’ont pas mis de pression et m’ont beaucoup rassurée, notamment quand je faisais des erreurs. Cela m’a permis d’évoluer et aujourd’hui je n’ai plus d’angoisses.

Vous envisageriez un retour vers le milieu ordinaire ?

Oui pourquoi pas. Le milieu ordinaire et le milieu de l’ESAT sont deux milieux très différents. À l’ESAT on ne nous juge pas. Dans le milieu ordinaire, lorsque le handicap ne se voit pas, je pense qu’il est plus difficile à accepter pour les autres. J’ai été surprise que tout le monde m’interroge sur mon handicap. Ils ne voyaient pas de différence. Pourtant, chacun a son handicap !
Aujourd’hui, je suis prête à retourner dans le milieu ordinaire, pourquoi pas à la DDCS, mais toujours sans trop de pression. Même si je pense que nous sommes les premiers à nous mettre la pression tout seul ! Quoi qu’il en soit je me vois bien rester à l’accueil. J’aime vraiment ce contact avec les gens !

* événement soutenu et piloté par le ministère de la santé depuis cette année. Le concept fut initié en 2008 en Irlande, puis suivi par la Belgique et enfin la France dès 2016 sous l’impulsion de l’ESAT Agnelis (47). Le principe est simple : Une entreprise ou une collectivité accueille, le temps d’une journée, une personne en situation de handicap en duo avec un salarié volontaire.

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David

Accompagné le dispositif Si T BénéVole
Tout d’abord, pouvez-vous vous présenter rapidement ?

Je m’appelle David, je vis à la Maison d’Accueil Spécialisé (MAS) les Rochers de Nemours depuis 10 ans. Mon caractère est changeant selon si je me trouve à l’intérieur de l’établissement ou à l’extérieur mais j’ai fais beaucoup de progrès car depuis 3 ans, je fais mes courses seul dans les magasins à côté de l’établissement. Tous les mercredis, je cuisine. J’aime beaucoup cuisiner et j’en fais profiter les autres résidents qui se régalent. Je pratique le tir à l’arc, le basket, la natation et le hand-ball. Le sport m’aide à me défouler et à me canaliser mais ce que je recherche encore plus ce sont les missions Si T BénéVole. J’ai l’impression d’être utile et de travailler comme les autres.

Depuis quand connaissez-vous la Fondation des Amis de l’Atelier ?

Depuis 10 ans à mon entrée dans l’établissement. Avant de connaître la MAS, je suis allé dans plusieurs établissements mais sans succès. La MAS m’a permis de me stabiliser, de faire de nombreuses activités qui m’ont aidé à évoluer comme Si T BénéVole. J’aime accueillir, me sentir utile et proposer des projets. J’ai d’ailleurs été élu président du CVS (Conseil de la Vie Sociale) de la MAS. Depuis peu, avec l’aide d’une personne, j’écris les comptes rendu de la réunion. C’est difficile mais je suis motivé et persévérant. Depuis un an, j’ai exprimé l’envie d’avoir un appartement en résidence accueil de la Fondation pour être comme tout le monde. Je suis conscient que je dois être aidé dans certaines actions et démarches mais j’ai envie d’être responsable.

Comment avez-vous connu Si T BénéVole ?

J’ai connu Si T BénéVole par la coordinatrice de mon secteur d’établissement. J’ai tout de suite voulu y participer pour rendre service et sortir un peu de l’établissement. C’était la première fois que je faisais du bénévolat. Aux toutes premières missions, j’ai été accompagné par un professionnel de la MAS et petit à petit je me suis rendu seul sur les différentes missions. Cela donne un autre regard sur moi-même et sur mes capacités. Je me sens d’avantage comme tout le monde.

Qu’avez-vous fait comme missions jusqu’à présent ?

J’essaye de faire un maximum de missions. J’en fais au moins une fois par mois et parfois même plusieurs fois dans le mois. J’ai pu faire des choses très différentes : distribuer des flyers, préparer une salle et aider à la logistique, faire de l’accueil, aider au bar, orienter le public, etc.
Ma plus belle expérience était lors du festival Django Reinhardt, à Samois-sur-Seine. J’étais en charge de la propreté du site. Je ramassais les poubelles et déchets pour la propreté du site et un chef m’a demandé de conduire la petite voiture électrique pour poser les poubelles plus rapidement. Et je me suis même rendu dans l’espace VIP avec les chanteurs !

Vous avez reçu le passeport Bénévole par Madame Poulet et Madame Wanwanscappel, comment avez-vous vécu ce moment ?

J’étais fier de recevoir ce passeport car j’ai durement travaillé pour cela, c’est une forme de récompense. Par ce passeport je rentre bien dans le système comme une personne qui reçoit son diplôme d’étude ou sa certification de travail. Grâce à lui, j’ai l’impression qu’il y a un regard nouveau sur les personnes en situation de handicap. Avec ce passeport, je compte me rendre vers certains organismes comme la ville de Nemours ou d’autres associations pour me vendre et tenter de travailler ou faire du bénévolat.

Que vous apporte le bénévolat ?

Les missions me mettent en valeur. Je conseille le dispositif à tout le monde : Si T BénéVole t’apportera confiance en toi et tu verras beaucoup de monde pour t’aider. Ça t’apportera une fierté. Malgré ton handicap tu peux le faire, le regard des gens changera.

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Marcel et Roseline

Accompagnés par le SAVS de Limoges
Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Roseline : Je m’appelle Roseline, je suis née en 1982 à Limoges. Quand j’étais petite, j’allais à l’IME à Saint-Junien et vivais en famille d’accueil. Plus tard, j’ai commencé à travailler en blanchisserie en ESAT, aujourd’hui appelé « ESAT la Ribière ». J’aime bien, je continue d’ailleurs ce métier.

Marcel : Je m’appelle Marcel, j’ai 50 ans et je suis originaire de Picardie. Quand je suis arrivée à Limoges, je n’avais qu’une vingtaine d’années. Je travaille également à l’ESAT La Ribière, aux espaces verts.

Comment vous-êtes vous rencontrés ?

Marcel : Nous nous sommes rencontrés alors que Roseline venait de se faire quitter par un autre homme. C’est un collègue et ami qui s’appelle Jean-Pierre qui a tout arrangé pour que l’on se rencontre. On ne se rappelle plus de la date exacte mais c’était aux alentours de 2005.

Roseline : C’est Marcel qui a fait le premier pas en me demandant que l’on sorte ensemble et j’ai dit « oui ». Marcel était en appartement à Saint-Léonard-de-Noblat et j’allais y manger. Moi je vivais dans un foyer, aujourd’hui appelé « Le Kaolin ».

Marcel : Au début Roseline venait un weekend sur deux chez moi, le SAVS de Limoges, qui nous accompagne tous les deux, me rassurait car j’avais peur de la maladie de Roseline : elle est épileptique.
En 2015 après plusieurs réunions avec notre curatrice / tutrice, le SAVS, le Kaolin, nous avons emménagé dans une petite maison à Beaune Les Mines près de Limoges.

Qu’est ce qui vous a donné envie de vous marier ?

Roseline : En 2016, une de mes sœurs s’est mariée. L’autre s’était mariée l’année d’avant alors moi aussi je voulais me marier. C’est moi qui ai demandé Marcel en mariage et il a dit « oui ».

Marcel : Jamais j’aurais imaginé rencontrer quelqu’un et me marier, ni avoir une maison ! C’est magnifique.

Roseline : On a parlé au SAVS de ce projet et ils nous ont dit qu’ils allaient nous aider. On en a ensuite parlé à la curatrice / tutrice et à mes parents.
Enfin, nous avions choisi la date du 19 août 2017 pour nous marier.

Racontez-nous l’organisation du mariage et le déroulé du jour J.

Marcel : Le SAVS nous a aidés dans toutes les démarches et la préparation du mariage. On a appelé la mairie, le prêtre. Il a fallu aller chercher des dossiers et les remplir.
On est allés plein de fois dans les magasins pour tout choisir : nos tenues, les chaussures, les alliances, la décoration,…
Nous avons aussi fait des prospections pour les fleurs, les coiffures, le traiteur, etc.
C’était beaucoup de démarches mais on a adoré.

Roseline : J’ai adoré toutes les fois où nous sommes allées choisir la robe avec une éducatrice et une stagiaire du SAVS. Marcel n’a pas vu ma robe avant le mariage, c’était rigolo !

Marcel : Pour moi, le plus marquant, c’est quand on a choisi les alliances à la bijouterie. Les alliances sont gravées avec nos initiales.

Roseline : Le jour du mariage on a fait des photos avec un photographe. On a passé une très belle journée. Un éducateur du SAVS est venu avec d’autres personnes accompagnées avec qui nous sommes amis. Dans l’église on a mis une chanson de Johnny Halliday, c’était beau.

Que vous apporte La Fondation des Amis de l’Atelier au quotidien ?

Marcel : Nous travaillons tous les 2 à l’ESAT la Ribière de la Fondation des amis de l’Atelier, nous sommes tous les 2 passés par le foyer d’hébergement et nous sommes maintenant tous les 2 suivis par le SAVS.

Roseline : Moi le SAVS m’aide beaucoup pour la santé. Ils nous aident beaucoup pour les démarches liées au logement, et lorsque nous avons besoin d’apprendre certaines choses que nous ne savons pas faire.

Quels sont vos projets pour l’avenir ? Pensez-vous que la Fondation des Amis de l’Atelier puisse vous aider à les réaliser ?

Roseline : On aimerait, pourquoi pas, partir en vacances dans un village vacances.
Après le mariage nous avons demandé à déménager pour avoir un petit pavillon avec jardin et ça y est, c’est fait, nous avons emménagé ! On habite à Condat-sur-Vienne, c’est le SAVS qui nous a aidés pour les recherches, le déménagement et l’aménagement.
Petite anecdote :
Nous sommes allés à une fête foraine il n’y a pas longtemps, et j’ai voulu faire un manège, alors j’ai posé mes bijoux, dont mon alliance. C’est alors que j’ai perdu mon alliance.
Le lendemain nous sommes retournés à l’endroit où je l’avais perdue, Marcel a demandé à un forain et coup de chance, il avait mon alliance ! Tout est bien qui finit bien.

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Jean-Michel

Résident au Foyer La Guérinière
Bonjour Jean-Michel, pouvez-vous vous présenter rapidement ?

Je viens des Landes, j’habitais là bas avec mes parents jusqu’au décès de ma mère en 2004. Après un long séjour à l’hôpital, je suis rentré au Foyer la Guérinière à son ouverture en 2006. Mes sœurs n’habitent pas très loin et je vais chez elles fréquemment. Au foyer, j’ai rencontré ma copine, Laurence, nous sommes ensemble depuis 2012. J’ai encore parfois de grosses angoisses, mais dans l’ensemble, je vais mieux.

Depuis quand faites-vous du tennis ?

J’ai toujours joué au tennis dans le sud chez mes parents. Mais avec la maladie, j’ai arrêté pendant un moment. Quand je suis arrivé au foyer, je ne faisais rien, je ne participais ni aux tâches ni aux activités. Au foyer, ils ont su que j’étais passionné de tennis et ont alors organisé un atelier tennis. J’étais content de reprendre. Aujourd’hui nous sommes 8 résidents à participer à l’activité.

À quel rythme pratiquez-vous le tennis ?

Je fais du tennis 3 fois par semaine. Le lundi avec le foyer, le jeudi avec le père d’un résident et le vendredi au club de Morsang-sur-Orge qui nous prête des terrains avec mon professeur particulier. Au foyer c’est sympa mais j’apprends plus au club de Morsang-sur-Orge. Les personnes handicapées font ce qu’elles peuvent mais je progresse mieux dans un club ordinaire car je suis très sportif. En plus, je suis autonome, j’y vais à pied car ce n’est pas très loin et ça me permet de voir des gens.

Que vous apporte la pratique du tennis ?

Ça me fait bouger, il ne faut pas rester à rien faire. La Fondation me pousse à continuer cette pratique, à ne pas rester enfermé dans ma chambre. J’ai aussi fait un peu de natation, de squash, et maintenant le jeudi matin je fais de la randonnée avec le foyer. En 2017 et 2018, j’ai couru pour la Fondation des Amis de l’Atelier à la Go Sport Running du Château de Versailles. J’ai besoin de bouger mais mon sport préféré reste le tennis, je viens même de m’acheter une nouvelle raquette !

Faîtes-vous du tennis en compétition ?

J’ai participé à de nombreux tournois, en Normandie, à Aix-en-Provence, à Mont-de-Marsan, etc. J’ai même été 3ème aux championnats de France de sport adapté deux années de suite. J’adore la compétition, gagner des matchs, mais ce n’est pas grave si parfois je perds. Les transferts permettent aussi de rencontrer de nouvelles personnes et de quitter un peu le foyer pour découvrir de nouveaux endroits.

Quel serait votre conseil aux personnes qui ne pratiquent pas d’activité sportive ?

Il faut bouger ! On s’amuse et en plus c’est bon pour la santé !

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Josué

Accompagné par le SESSAD La Boussole Bleue
Parlez-nous un peu de Josué.

Josué aura 5 ans au mois de mars, et jusqu’à l’année dernière, c’était un petit garçon qui ne communiquait pas. Il faisait des crises jours et nuits, se montrait très sélectif sur sa nourriture, avait besoin constamment de sa tétine ou d’un doudou. Quand je l’emmenais en balade, il fallait toujours prendre le même chemin et si par malheur je croisais des gens que je connaissais et que je m’arrêtais pour leur parler, alors il partait en crise.

Quand et comment avez-vous su que quelque chose n’allait pas ?

Nous avons commencé à avoir des doutes sur l’évolution de Josué après ses deux ans. C’est d’abord son pédiatre qui nous a alertés et nous a incités à nous renseigner sur les troubles autistiques. Nous avons alors pris rendez-vous à l’hôpital Robert Debré où Josué a fait un bilan sur une semaine. C’était la semaine de ses 3 ans et le verdict est tombé : troubles autistiques.

Comment avez-vous connu la Fondation des Amis de l’Atelier ?

À l’hôpital, ils nous ont rapidement parlé de l’accompagnement en SESSAD (Service d’Éducation Spéciale et de Soins à Domicile) et nous avons ainsi fait la demande auprès de la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées). Ils nous ont dirigés vers le SESSAD La Boussole Bleue de la Fondation des Amis de l’Atelier qui allait bientôt ouvrir ses portes à Villiers-le-Bel. Quand nous avons su qu’il était pris… Quel soulagement ! Nous attendions beaucoup de cette prise en charge, d’autant plus qu’avec la naissance de ses deux petits frères jumeaux en janvier 2017, nous ne cumulions parfois que 2h de sommeil par nuit !

En quoi consiste son accompagnement ?

Josué a donc fait sa première rentrée en septembre 2017 à l’école ordinaire et au SESSAD La Boussole Bleue. Il est aujourd’hui en moyenne section de maternelle où il se rend deux jours par semaine accompagné par une AVS (Auxiliaire de Vie Scolaire) et passe deux autres journées au SESSAD. Les débuts ont été difficiles, il fallait que Josué fasse beaucoup d’efforts pour communiquer et échanger. Mais petit à petit le travail s’est mis en place, le SESSAD s’est montré très attentif quant à son développement personnel et joue un réel rôle de coordination avec son AVS, son orthophoniste et l’école. Très vite, les améliorations se sont fait sentir et aujourd’hui, c’est un autre petit garçon !

Quelles sont ses évolutions ?

Il a fait de gros progrès dans tous les domaines : concernant la communication d’abord, il fait des demandes, des phrases complètes, ce qui lui évite de grosses frustrations. De plus, il ne fait presque plus de crises ! Il se canalise, prend sur lui et joue avec ses camarades. Il est devenu moins sélectif en termes d’alimentation et aujourd’hui, Josué est propre et fait ses nuits ! Sa progression est miraculeuse, la prise en charge a vraiment été très bénéfique pour lui ! Josué doit encore travailler sur la partie comportementale car il a encore du mal à partager et a besoin de beaucoup de rituels. Il faut aussi qu’il gagne en vocabulaire et améliore son articulation. Mais il est encore petit et au regard des progrès effectués en si peu de temps, je suis confiant !

Comment voyez-vous l’avenir pour Josué ?

Je suis beaucoup plus optimiste ! Il y a 1 an et demi je n’aurais jamais pensé qu’un jour il pourrait en arriver là. Je vois qu’il fait de beaux progrès et malgré ses difficultés, il a de grandes capacités dans certains domaines: la mémoire, les chiffres, les lettres. Je sais qu’il est très bien entouré et que le SESSAD l’accompagne pour combler ses lacunes. Nous avons eu de la chance que Josué soit diagnostiqué et pris en charge aussi tôt, à cet âge, les enfants apprennent mieux. J’espère qu’il pourra continuer à suivre une scolarité classique et je rêve qu’un jour il puisse s’assoir seul dans une salle de classe, sans AVS.

Quel message souhaiteriez-vous faire passer pour améliorer l’intégration de votre enfant dans la société ?

Plus les gens connaîtront cette pathologie et ses caractéristiques, plus ce sera facile pour l’enfant… et pour les parents ! Quand Josué faisait encore des crises régulières, nous avons eu beaucoup de problèmes avec le voisinage. Nous avions beau leur expliquer que Josué était porteur de troubles autistiques, ils ne cessaient de nous parler de mauvaise éducation. J’ai beaucoup de confiance en la Fondation qui œuvre pour un changement de regard sur le handicap et j’espère que ce type de dispositif pourra aider de plus en plus de familles qui sont dans notre situation.

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